Ils ont plutôt été interpellés en avril 2011 par les forces loyales au président Alassane Ouattara, alors que la Côte d’Ivoire vivait des violences post-électorales.
Ce post TikTok prétendant montrer 31 Ivoiriens appartenant au Front commun qui ont été condamnés à trois ans de prison en Côte d’Ivoire est PARTIELLEMENT FAUX.

Publié le 22 octobre 2025, le post dit : « Tribunal de première instance du Plateau 31 coupeurs de route du front commun écopent d’un mandat de 3 ans au PPA. Sentence accueillie par des cris et des lamentations. Trop tard pour les regrets. Quand tu t’excites sur les routes, tu es euphorique. Tu te crois dans un film. Tu es sur un nuage. Rien de tel qu’une cellule de prison pour te ramener sur terre (…) ». Le post est accompagné d’une photo montrant des dizaines de personnes assises à même le sol. Certaines sont vêtues de tee-shirt tandis que d’autres sont torse nu.
PesaCheck a vérifié le post et l’a trouvé partiellement faux.
Une recherche d’image inversée avec l’outil Bing a conduit PesaCheck vers cet article, illustré avec la photo que nous analysons et publié le 7 avril 2011, avec une légende qui informe qu’il s’agit des hommes capturés par les forces loyales à Alassane Ouattara et détenus pour des raisons inconnues. Ils sont assis dans l’aire de service d’une station-service, à côté d’un point de contrôle servant de base opérationnelle à une entrée principale d’Abidjan.
La BBC utilise la même photo dans son article du 7 avril 2011 pour renseigner que 200 personnes sont gardées dans une station de lavage auto d’un garage en bord de route.
Dans cette publication faite le 28 avril 2011, Deutsche Welle (DW) informe qu’il s’agit des pro-Gbagbo capturés par des pro-Ouattara.
Cette affirmation fait suite à la condamnation, le 21 octobre 2025, de 32 personnes qui ont été accusées de troubles à l’ordre public et attroupement sur la voie publique. Elles ont écopé de trois ans de prison ferme.
PesaCheck a examiné un post TikTok prétendant montrer 31 voleurs appartenant au Front commun qui ont été condamnés à trois ans de prison en Côte d’Ivoire et l’a trouvé PARTIELLEMENT FAUX.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.
Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.
Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mamady Kebe et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par le rédacteur principal à PesaCheck, Stephen Ndegwa.
PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
PesaCheck est une initiative conjointe de Code for Africa, à travers son fonds InnovateAFRICA, avec un soutien de la Deutsche Welle Akademie, en partenariat avec une coalition de médias locaux africains et d’autres organisations civiques de surveillance.