L’image montre une statue religieuse géante en feu au Brésil. 

Ce post TikTok, avec une vidéo prétendant montrer la Tour F d’Abidjan ravagée par un incendie, est FAUX. 

La publication est constituée d’une vidéo divisée en deux écrans. En haut, on voit un incendie et une épaisse fumée s’échapper d’une structure verticale. En bas, une personne dit : « La Tour F d’Abidjan est en feu… » et le texte superposé indique : « la tour F d’Abidjan en feu ». 

PesaCheck a examiné la publication et l’a trouvée fausse. 

Une recherche sur Google par les mots-clés : « Tour F en feu, Abidjan, Côte d’Ivoire » ne révèle aucune trace d’un incendie récent ayant touché la Tour F. Aucun média ivoirien ni le Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) n’a rapporté un tel sinistre concernant cette tour en construction

En juillet 2025, un incendie s’est effectivement déclaré au Plateau, mais il concernait la Tour E. Le feu avait alors consumé plusieurs véhicules stationnés au deuxième sous-sol de ce bâtiment administratif, nécessitant une intervention rapide des pompiers.  

Une recherche d’images inversée sur Yandex révèle que les images examinées ont été prises lors d’un incendie qui a ravagé une statue religieuse au Brésil, le 24 février 2026, dans le quartier de Pajuçara à Natal. La structure en feu que l’on voit s’effondrer dans la vidéo est la statue monumentale de Notre-Dame de Fátima (Vierge de Fátima). 

Haute de 35 mètres, cette œuvre était en phase finale de construction. Composée de blocs de polystyrène et de fibre de verre, la structure s’est très rapidement embrasée. Cet événement a été couvert par plusieurs médias internationaux

PesaCheck a examiné une publication TikTok prétendant montrer la Tour F d’Abidjan en feu et l’a trouvée FAUSSE.


Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux. 

En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux. 

Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux. 

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Mardochée Boli  et éditée par Josaphat Finogbé éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.

PesaCheck est une initiative conjointe de Code for Africa, à travers son fonds InnovateAFRICA, avec un soutien de la Deutsche Welle Akademie, en partenariat avec une coalition de médias locaux africains et d’autres organisations civiques de surveillance.